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Résistance aux antibiotiques : ça ne dépend pas que des médecins
18/05/2026
Résistance aux antibiotiques : ça ne dépend pas que des médecins
Sans suivre de traitement médical, vous consommez peut être des antibiotiques tous les jours.
Pour répondre à la demande grandissante de viande dans le monde, les élevages s’intensifient.
Dans ces exploitations à taille industrielle, la promiscuité entre les animaux facilite la progression des bactéries : les éleveurs préfèrent donc traiter leurs bêtes tous les jours avec des antibiotiques pour éviter la contamination de la totalité du troupeau en un temps record. Mais les antibiotiques ont aussi une autre raison d’être utilisés : en modifiant la flore bactérienne des animaux, ceux-ci grossissent encore plus vite !
Pour la première fois, des chercheurs ont évalué la consommation d’antibiotiques dans les élevages : ils ont trouvé qu’un bœuf en ingurgite en moyenne 45 mg par kilo tous les ans, un poulet 148 mg par kilo et un cochon 172 mg par kilo ! Et l’avenir n’est pas rose : les scientifiques prévoient une augmentation de 67 % de la consommation d’antibiotiques chez les animaux d’élevage d’ici 2030.
Le problème ne touche plus seulement les pays riches : les pays à revenus intermédiaires comme le Brésil, la Russie, la Chine, l’Inde et l’Afrique du Sud devraient voir leur consommation d’antibiotiques doubler d’ici 2030, ce qui constitue un réel problème de santé publique.
En tant que consommateurs, notre responsabilité consiste à ne pas encourager de tels agissements. Cela implique d’acheter plutôt de la viande bio, uniquement traitée en cas de nécessité absolue, quitte à en manger moins pour compenser la hausse du prix d’achat.
Une solution plus extrême est l’adoption d’un régime alimentaire purement végétal.
Source : Van Boeckel TP, Brower C, Gilbert M and al. Global trends in antimicrobial use in food animals. Proc Natl Acad Sci U S A. 2015 May 5;112(18):5649-54.
Sans suivre de traitement médical, vous consommez peut être des antibiotiques tous les jours.
Pour répondre à la demande grandissante de viande dans le monde, les élevages s’intensifient.
Dans ces exploitations à taille industrielle, la promiscuité entre les animaux facilite la progression des bactéries : les éleveurs préfèrent donc traiter leurs bêtes tous les jours avec des antibiotiques pour éviter la contamination de la totalité du troupeau en un temps record. Mais les antibiotiques ont aussi une autre raison d’être utilisés : en modifiant la flore bactérienne des animaux, ceux-ci grossissent encore plus vite !
Pour la première fois, des chercheurs ont évalué la consommation d’antibiotiques dans les élevages : ils ont trouvé qu’un bœuf en ingurgite en moyenne 45 mg par kilo tous les ans, un poulet 148 mg par kilo et un cochon 172 mg par kilo ! Et l’avenir n’est pas rose : les scientifiques prévoient une augmentation de 67 % de la consommation d’antibiotiques chez les animaux d’élevage d’ici 2030.
Le problème ne touche plus seulement les pays riches : les pays à revenus intermédiaires comme le Brésil, la Russie, la Chine, l’Inde et l’Afrique du Sud devraient voir leur consommation d’antibiotiques doubler d’ici 2030, ce qui constitue un réel problème de santé publique.
En tant que consommateurs, notre responsabilité consiste à ne pas encourager de tels agissements. Cela implique d’acheter plutôt de la viande bio, uniquement traitée en cas de nécessité absolue, quitte à en manger moins pour compenser la hausse du prix d’achat.
Une solution plus extrême est l’adoption d’un régime alimentaire purement végétal.
Source : Van Boeckel TP, Brower C, Gilbert M and al. Global trends in antimicrobial use in food animals. Proc Natl Acad Sci U S A. 2015 May 5;112(18):5649-54.
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